Charles Richet naquit à Paris le 26 août 1850.

De son père, Alfred Richet, chirurgien des hôpitaux, professeur à la Faculté de Médecine, il reçut la curiosité scientifique, l'habitude de l'observation précise, de l'expression simple et claire de la pensée, et de plus, l'exemple d'une activité incessante.
Agrégé de physiologie à la faculté de médecine en 1878, membre puis président des Sociétés pacifistes (dont il présidera les congrès nationaux et internationaux), professeur de physiologie en 1887, membre de l'Académie de Médecine en 1898, membre de l'Académie des Sciences en 1914, jubilé scientifique devant une Assemblée internationale de savants en 1926, il fut un excellent littérateur, sociologue, philosophe, psychologue, curieux de tout, à commencer par l'homme. Également pionnier de l'aviation avec V. Tatin, partisan de l'Espéranto, et surtout connu pour ses recherches sur le paranormal.
Il obtient le prix Nobel en 1913 pour la découverte de l'anaphylaxie.
Il est l’un des premiers chercheurs à s’intéresser à l’étude de la télépathie et devient avec le colonel de Rochas l’un des fondateurs de la Société des Recherches Psychiques. Il ouvre alors une enquête sur les apparitions et autres manifestations d’esprits et crée en 1891 à cette occasion une revue « Les Annales des Sciences Psychiques » destinée à rendre compte de ses propres travaux mais aussi de ceux des autres.
Il est ensuite élu à la « Society For Psychical Research » puis comme président de l’Institut Métapsychique International de Paris fondé par le Docteur Gustave Geley.

Très intéressé par les médiums à effets physiques, il étudie les phénomènes spirites produits par la célèbre médium italienne Eusapia Palladino.
Ses nombreux déplacements le conduisent un jour à Alger où est située une habitation « la Villa Carmen » que l’on dit hantée. Il étudie le cas et publie à un livre : « les phénomènes dits de matérialisations de la villa carmen » qui provoqua de vives polémiques auprès de ses collègues car il aurait, semble-t-il été trompé.
Le scientifique qu’il est, déduit que les manifestations observées sont dues aux facultés innées et inconscientes des médiums qu’une intelligence extérieure est capable d’utiliser à des fins personnelles afin de communiquer avec nous. Par contre, il ne parvenait pas à admettre l’explication spirite, à savoir l’intervention de l’esprit des morts.
Notons parmi ses nombreuses déclarations :
« je réfute l’argument simpliste qui consiste à dire : c’est impossible parce que le bon sens dit que c’est impossible. Pourquoi cela serait-il impossible ? Qui donc a tracé la limite de ce qui est possible ou non ? Réfléchissons-y bien car toutes conquêtes de la science et de l’industrie ont été considérées jadis, comme impossibles. Ainsi, il n’existe aucune contradiction entre la science classique et le phénomène le plus extraordinaire du spiritisme. Je dirai donc : autant la science est inattaquable quand elle établit des faits, autant elle est misérablement sujette à l’erreur quand elle prétend établir des négations. »
« pour ce qui est de mon opinion sur les faits spirites, elle peut se résumer en un mot : certainement oui, et pour ma part, je ne vois à priori, aucun motif pour repousser l’intervention d’êtres intelligents autres que l’homme . »
il décède le 4 décembre 1935 à Paris.