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Divaldo Franco



Divaldo Pereira Franco ; Di pour les intimes

 



Né au Brésil en 1927, il perdit sa sœur et ses deux frères, alors qu'il était encore très jeune. Il en fut très affecté et tomba malade, à la limite de la paralysie, sans que la médecine puisse apporter une amélioration à son état de santé. Il fit néanmoins ses études à l'école normale rurale et obtint en 1943 son diplôme de Professeur Primaire.
Entre temps, une personne vint lui apporter le baume nécessaire pour panser les plaies liées au traumatisme qu'il avait subi, lors de la perte de ses frères. Ce fut Ana Ribeiro Borges, mediums, qui le sensibilisa à la Doctrine Spirite. Mais à cette époque Divaldo connaît le chômage et tente de mettre fin à ses jours en voulant se jeter dans le vide. C'est alors que sa sœur décédée lui apparait et lui dit : " Ne fais pas ça ! Tu ne vas pas arriver à résoudre tes problèmes avec ce geste. Ne le fais pas ! ". Le choc est très violent et cet événement marqua un tournant dans sa vie. Divaldo possédait déjà des facultés médiumniques à effet physique et intellectuel, notamment la psychographie. Cette vision fut le catalyseur qui lui donna l'impulsion nécessaire pour accomplir sa mission spirite.
Il obtint en 1945 un diplôme administratif à l'Institut de Retraite et d'Assistance des Fonctionnaires de l'Etat et fut nommé dans la ville de Salvador où il s'installa.
Le 27 mars 1947, il donna sa première conférence et, depuis ce jour, ne cesse de parcourir le monde pour diffuser la doctrine Spirite codifiée par Allan KARDEC. Il voyage en moyenne jusqu'à 230 jours par an et traite de sujets humains ou spirituels. Conférences, séminaires, interviews ou émissions de télévision s'enchaînent.
Au Brésil il a visité 800 villes, donné 5500 conférences et 970 interviews. En Amérique 110 villes, 800 conférences, 180 interviews et trois conférences à l'ONU dans le département de Washington. En Europe 86 villes dans 20 pays, 113 interviews, 400 conférences et deux conférences à l'ONU au département de Vienne. En Afrique 25 villes dans 5 pays et 150 conférences. En Asie, 10 villes dans 5 pays.
Divaldo, psychographe, transcrivit de nombreux messages d'Entités spirituelles jusqu'à ce qu'il reçoive l'ordre de tout brûler, lui précisant qu'il ne s'agissait jusqu'à présent que de simples exercices. De nouveaux messages lui furent dictés par des Esprits dont Joana de Angelis. Cet Esprit, emprunt d'une grande sagesse et d'un amour infini, se présenta comme son " Orienteur Spirituel ". Joana lui annonça qu'elle arrivait pour travailler avec lui, mais qu'il fallait avoir beaucoup de patience et attendre avec confiance et sérénité. Cette attente dura onze ans et le travail ne commença réellement qu'en 1956. C'est en 1964 que Joana sélectionna un certain nombre de ses messages pour les regrouper dans un ouvrage sous le titre de " Messe de Amor ". Ce fut la première publication de Divaldo. Quelques temps après, un autre Esprit, Rabindranath Tagore dicta " Filigranes de Lumière ". En 30 ans, Divaldo a déjà publié 150 ouvrages, vendus à 4.500.000 exemplaires dont 80 furent traduits en 14 langues. Le style est varié et utilise toutes les facettes de la littérature comme la prose, les chroniques, les essais, les romans ou la narration. On dénombre 211 auteurs spirituels traitant de sujets aussi divers que la philosophie, les doctrines, l'histoire, l'enfance, la psychologie ou bien encore, la psychiatrie.
Si Divaldo reçu plus de 400 titres honorifiques, il est avant tout un homme simple et heureux, de bonne humeur et ayant toujours un mot de réconfort pour chacun. Il fonde le centre spirite " Caminho da Redenao " (Chemin de la Rédemption) point d'orgue d'une organisation partagée en diverses activités. Divaldo a toujours eu un souhait particulier. Il voulait s'occuper d'enfants. En 1952 il créa une maison pour les enfants nécessiteux " Mansao do Caminho " (Demeure du Sentier). Puis à partir de 1956 il démarre un vaste programme de constructions de maisons, d'écoles, d'instituts de formation professionnelle et d'hôpitaux.
L'organisation, telle qu'elle est aujourd'hui lui avait été montrée par clairvoyance en 1948. Divaldo revenait en train d'une ville voisine et raconte : " quand le train s'est approché de la vallée aux alentours d'un village appelé Lobato, je l'ai vue. C'était un site vaste et boisé. De nombreux enfants y jouaient, heureux. On voyait aussi de petites maisons et des bâtiments plus grands. Il y avait, parmi les enfants, un monsieur âgé qui me semblait être celui qui s'en occupait. En regardant plus attentivement, je me suis reconnu moi-même dans ce monsieur aux cheveux grisonnants ".
Aujourd'hui Joanna et les nombreux autres compagnons invisibles peuvent contempler ces enfants avec tendresse. D'ailleurs on aperçoit parfois un monsieur dont les cheveux commencent à grisonner. Il vous dira que si un jour sa vie a failli basculer dans le vide, il sait maintenant que la vie vaut toujours la peine d'être vécue car la vie a toujours un sens.




Source : Centre Spirite de Bron (merci Catherine)